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Le 31/12/04 : Bonne année 2005 ! Je souhaite simplement à tout le monde de conserver toute l'année une bonne santé ! Après à chacun de faire en sorte de se donner les moyens d'atteindre ses objectifs....
Je souhaite aussi que 2005 soit l'année de la mise en place d'Athlète For Transparency par la FFTri ! Sans la FFTri, le projet existera avec le CDOSLoire et quelques individus venant de différentes disciplines, et qui très intéressés feront l'effort de trouver 1 000 euros. On le voit dans les réactions des triathlètes , beaucoup ne sont pas prêt à faire cette dépense et si la FFtri ne fait pas l'effort de prendre en charge le coût du protocole, AFT n'aura pas le même effet sur la lutte antidopage...
Il y a 3 arguments qui reviennent fréquemment contre la mise en place d'AFT. Le coût, le secret médical et la possibilité qu'il puisse permettre à des ''tricheur'' de se justifier avec le fait qu'il ne détecte sans doute pas tout les produits interdits.
Concernant le coût, plusieurs solutions ont été proposées ( Cf P. Dorez, C. Fleureton,.. ) et cela ne devrait en aucun cas être un frein. A une période ou la Fédération de cyclisme perd de nombreux licenciés, car les parents réfléchissent avant d'inscrire leusr enfants dans une discipline où le dopage fait peur. Quelle belle publicité serait le protocole AFT pour rassurer tout le monde et redonner un peu de crédibilité au sport !
Pour le secret médical, personnellement, je ne vois pas de soucis à cela ! Aucune maladie ( cancer, sida, génétique, contagieuse ...) si grave soit - elle ne peut être considérée comme une tare devant être cachée absolument !!!!
Beaucoup de sportifs ont pratiqué en étant malade et sans rien cacher, comme
par exemple Dominique Garde ou dernièrement Bouyer. Je pense au contraire que l'AFT serait bienvenue pour ces cas là et permettrait sans doute à Bouyer de courir sans être embêté par les instances. De plus, je ne pense pas que l'on ai énormément de chance de trouver chez des sportifs de top niveau des porteurs de grave maladie, voir condamner. Ce qui dans ce cas extrême peut expliquer qu'on lui cache certaines choses. Bien que même pour ce cas là, j'ai la conviction que la meilleure solution est de toujours de dire la vérité quelle qu'elle soit !
Enfin, pour le dernier point, je pense que l'AFT s'il veut être crédible doit accepter tous les volontaires ! Une remarque nous a déjà été faite en disant "Attention vous êtes mort si un des triathlètes qui suit le protocole est contrôlé positif ". L'AFT n'est en aucun cas un label de propreté visant à se justifier ! Personnellement, je ne suis pas compétent sur ce sujet ( fiabilité scientifique du protocole ), mais je fais totalement confiance à Pierre Sallet qui m'affirme que si des athlètes rentrent dans le protocole dans cette optique, ils seront très vite démasqués ! Il peut y avoir des tricheurs qui suivent le protocole, et nous n'aurons aucun moyen légal de les refuser. Mais plus tôt de s'en inquiéter, soyons au contraire heureux de cet état de fait, car soit ils seront un jour ''marqués en rouge'' sur le site recueillant les données, soit ils seront obliger d'abandonner leur pratique dopante ! Mais comme rien n'est sur à 100% pas même et surtout pas l'AFT ( ni le contrôle traditionnel je crois !... ) , je le répète ne le prenons pas comme un label. C'est simplement un outil supplémentaire dans la lutte anti dopage, qui vient s'ajouter à toutes les autres méthodes existantes à ce jours et sur lesquelles il faut biensûr continuer à travailler, car elles sont essentielles. Mais l'AFT peut être un tournant dans la lutte s'il est adopté par les instances et démontrer chez ces dernières de la réelle volonté d'améliorer les choses. La FFTri a toujours été un précurseur dans ce domaine, alors faisons lui confiance !

AFT : Julien LOY s'exprime !
Le dernier vainqueur du triathlon de Nice apporte sa pierre à l'édifice. Cliquez ci dessus pour lire ses propos. A venir : Berlier, Favre Felix, Spin, ....


Le 29/12/04 : Marc Fortier Beaulieu Président de la commission de la lutte contre le dopage à la FFTri : '' Ne pas soutenir AFT serait une grave erreur politique'' :
Soucieux de témoigner de l'intérêt de la Commission Disciplinaire de Première Instance de Lutte contre le Dopage de la FFTRI pour le projet AFT, je viens apporter ma pierre à l'édifice.
Je pense qu'un tel projet viendrait bien compléter les dispositifs actuels, dont les limites sont claires. C'est d'ailleurs pourquoi nous avons toujours refusé de publier la liste des contrôles négatifs, malgré les demandes répétées des triathlètes. Je pense qu'il faut que la douane et la police s'y mettent, et d'ailleurs c'est le cas, côté répression. Mais une initiative comme la vôtre, côté prévention, est de nature à changer la donne.
En effet, ce qui caractérise AFT c'est l'implication des triathlètes dans le projet. Je suis persuadé que l'impossibilité chronique pour certaines fédérations de lutter contre le dopage tient à une mentalité collective qui situe mal la question de l'éthique sportive, pour des raisons historiques, culturelles… Le ministre a dit archaïsme et c'est bien vu. Je ne vais pas vous faire un cours de philo sur l'éthique et les vertus, mais on y trouve des raisons d'être optimistes pour notre sport. En effet, le fond de notre mentalité est un désir d'accomplissement personnel, ce qui n'est pas un terrain favorable au dopage. J'ai vu des vainqueurs de course soupçonnés de dopage se faire siffler sur le podium, ce qu'on ne voit pas ailleurs, où certains champions qui ont très mal géré leurs affaires de dopage font pleurer les chaumières au moment de leur retraite. Les triathlètes sont collectivement contre le dopage et il est temps de les faire s'exprimer. L'initiative AFT part des triathlètes. C'est pourquoi je pense qu'il faut aller dans le sens d'AFT, même si il faut aussi prendre le temps de réfléchir, pour bien faire. Ne pas soutenir AFT serait une grave erreur politique.
Je ne connais pas encore tous les détails de ce qui est prévu dans le projet AFT (une réunion importante aura lieu le 11 janvier, à laquelle je suis convié), mais voici quelques avis, conseils de prudence, et idées que je veux constructives.
Nous avons dans le triathlon une culture " blog " qui fait que nous envisageons volontiers de publier les bilans biologiques divers, et de raconter nos vies sur le net. Si un jour, quelqu'un se retire de la publication pour ne pas parler d'un problème de santé personnel qui pourrait être mis en évidence par ses bilans, il faudra trouver une procédure qui lui permette de le faire sans se faire suspecter de cacher quelque chose.
Le contrôle longitudinal actuel est destiné à protéger la santé des triathlètes. Le système de l'AFT reprend en partie celui-ci, mais en rendant les résultats publics. C'est sa force, et cela fait toute sa différence. Mais qu'est ce qui remplacera la partie sanitaire du contrôle longitudinal ? Il est important que les athlètes soient suivis par des médecins fédéraux qui puissent intervenir en amont et faire de la prévention. Leur rôle sera à redéfinir en fonction de cette nouvelle donne. Mais il devra continuer car les objectifs sont très différents. En tout cas il me semble important que tout le monde comprenne la différence d'approche. Il n'y a pas de médecine sans confidence, pas de confidence sans confiance, et pas de confiance sans secret. L'AFT est dans une autre logique, et il faut bien le faire comprendre aussi, pour assurer son succès.
En effet il faut faire très attention à ne pas mélanger médecine et lutte contre le dopage sans baliser soigneusement le rôle de chacun. Car on en arrive alors à la dramatique erreur de la FFC, et du taux d'hématocrite à 50%, qui est un permis de dopage sous contrôle médical. Cette mauvaise compréhension du suivi longitudinal n'a fait qu'ancrer les comportements de dopage et l'idée que la médecine est là pour faciliter la performance dans les mentalités du cyclisme. Il faut qu'AFT s'en démarque clairement.
Un cas très délicat est représenté par les athlètes qui voudraient se faire blanchir par leur adhésion à l'AFT. Bien sûr tout le monde a le droit de repartir d'un bon pied une fois la sanction purgée. On n'est pas un dopé à vie. Il y aura toujours un risque de voir des athlètes détourner l'AFT de son objectif. Mais AFT peut aussi leur permettre de revenir à de bonnes pratiques dans la transparence . Cela aussi il faudra le gérer. De même que l'usage de certain dopants (la morphine, par exemple), ne sera pas dépistée par AFT et il faudra bien expliquer les limites du projet. Les contrôles garderont leur importance.
Je vous conseille enfin de faire comme le Laboratoire de Chatenay Malabry, qui passe son temps à chercher les nouvelles pratiques et les nouvelles formes de dopage sur les prélèvements bizarres qui lui parviennent. Et croyez-moi, les biologistes du LNDD sont malins et performants ! Contrairement à ce qu'on dit, les scientifiques qui luttent contre le dopage ont une large avance sur les dopés, car ce sont eux qui ont la connaissance. Les personnes qui utilisent les médicaments pour le dopage viennent après. C'est plus la législation qui est lente à s'adapter, les cadres juridiques qui sont inadaptés. Pour AFT, il faudra anticiper !
En conclusion je pense que le dopage est la principale cause du dopage. On se dope parce que les autres sont dopés (en réalité ou dans les fantasmes). On ne se dope pas, parce que les autres ne sont pas dopés.
Pour être plus clair, ceux qui disent " tous dopés ", " les contrôles ne servent à rien ", " les dopés ont une longueur d'avance " font un tort considérable à la lutte anti dopage. C'est d'ailleurs le discours du directeur du laboratoire Balco. Or, en triathlon, on peut toujours gagner des coupes du monde et des titres continentaux sans se doper. La transparence de grands champions sera un argument très efficace contre le dopage. Moi qui peux, en tant que président de club de D1, fouiller dans les sacs de gars du top 10 mondial (pas par indiscrétion, mais parce qu'ils sont grand ouverts devant moi !), j'en suis le premier persuadé.

Le 28/12/04 : AFT : Au tour de Cédric FLEURETON : Cédric dont on connait déjà pourtant l'attachement au projet, a bien voulu répondre aux 4 questions. Et de quelle façon !!! Foncez sur son site perso ! http://cedric-fleureton.onlinetri.com/ . A venir les réactions de Julien LOY et Sébastien BERLIER...

AFT : Les idées de Pierre Dorez ! " En relisant l'Equipe, les forums d'Onlinetri et ironloire.com , les problèmes qui apparaissent quant au projet AFT sont : le problème du financement, mais aussi le problème « quels athlètes peuvent et/ou doivent suivre le protocole AFT ?». Eric Monnet par exemple évoquait le cas de bons athlètes régionaux, qui, n'étant pas sur les listes de HN, ne pourraient pas se voir proposer le protocole AFT. La Fédé évoque le problème du financement. Je pense que la proposition suivante peut régler les 2 problèmes d'un coup d'un seul : La FFTri pourrait remettre en place le concept de super licence, mais avec des conditions bien différentes que celles que l'on a connu par le passé. Le produit dégagé du surcoût de la licence serait entièrement reversé à la lutte contre le dopage. Seuls les détenteurs de la super licence auraient accès aux grilles de prix (avec impossibilité de prendre la super licence en cours d'année : il faudra se positionner au mois d'octobre). Lors de la « souscription » à la super licence, 2 possibilités pour l'athlète : suivre le protocole AFT, ou décider de ne pas suivre ce protocole. La Fédé transmet à l'organe responsable la liste des athlètes qui souhaitent suivre le protocole AFT. Grâce aux archives de la FFTri je pense qu'on peut facilement estimer le nombre d'athlètes qui souscriraient la super licence, et donc ce serait enfantin d'évaluer le budget qu'on pourrait allouer à la lutte contre le dopage. Ce produit sera réparti sur 2 missions : assurer le financement de l'AFT dans un premier temps, et l'argent restant servirait à financer des contrôles antidopage supplémentaires (contrôles orientés : portant uniquement sur des détenteurs de super licence)." Pierre Dorez.

Le 27/12/04 AFT : la réponse de Cyrille NEVEU : Cliquez ci dessus pour voir toutes les réactions des triathlètes qui ont bien voulu déjà répondre à mes soliticitations en attendant que tous veuillent bien se positionner ! Nous attendons toujours les réactions des sélectionnés olympique qu'ils soient Français ou Franco-Suisse ! Si certains d'entre vous peuvent les motiver..... A venir très bientôt, la réaction du Président de la commission de la lutte anti dopage à la FFTri , Marc Fortier-Beaulieu.

MULTRIMAN = la solution contre le drafting ! Nombreux sont les triathlètes mécontents suite aux problèmes liés au drafting rencontrés sur les épreuves. Le débat est sans fin, mais la formule des ''Multriman'' semble être une bonne solution et la majorité des participants en atteste ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore, voici le principe. Les ''Multriman'' sont en fait un tiathlon sprint pour le Mini Multriman et moyenne distance pour le Multriman Loire découpés en 3 étapes dont chacune reprend un format de course géré par la FFTri, savoir, 1 duathlon, 1 aquathlon et 1 triathlon. Le triathlète intéressé peut participer à une seule des 3 épreuves ou bien à l'ensemble des 3 et ainsi postuler au classement général. Ce principe permet souvent de contenter le plus grand nombre. Par exemple le papa décide de s'aligner sur les 3 épreuves pendant que son enfant courre l'épreuve la plus courte et que maman, au profil de nageuse, replonge un peu dans la compétition à travers l'aquathlon. En plus l'enfant et la maman, on réussi à convaincre le grand père pour le duathlon, et ainsi ils ont pu former une équipe mixte pour postuler au classement ''équipe'' du Multriman !
Dans tous les cas ( Mini et Loire ), l'épreuve débute par un contre-la-montre avec des départs échelonnés. Un duathlon très rapide pour le Mini ( 0.5 cp - 4 vélo et 0.5 cp ) et un triathlon sprint pour le Multriman Loire ! Dans les 2 cas, l'effort est bien individuel et le parcours vélo étant en plus fermé à la circulation, il faut vraiment mettre beaucoup de mauvaise volonté pour trouver un abris !
Ensuite place à l'aquathlon 0.4 nat et 0.5 cp pour le Mini Multriman Stéphanois et 1.75 nat et 2 cp pour le Multriman Loire. Pour l'aquathlon, le départ se fait groupé et ceci est, comme me le faisait remarqué C. Bourgadel un jour, un peu au désavantage des ''nageurs" qui peuvent entraîner dans leur sillage leurs concurrents...
Pour la 3e et dernière manche, retour à un départ échelonné ! Mais cette fois, ce dernier tient compte de l'écart de temps suite aux 2 premières épreuves ! Il s'agit d'un triathlon pour le Mini Multriman Stéphanois avec 0.350 km nat, 12 km vélo et 3 km cp et d'un duathlon longue distance, 2.5 km CP - 61 km vélo et 12 km CP pour le Multriman Loire. Le triathlète ayant le meilleur temps cumulé s'élance donc en premier et il est suivi par ses concurrents directs. Si par exemple, le 2e est pointé à 34'' au terme des 2 premières courses, il partira bien 34'' après le leader. Si des regroupements peuvent se faire sur le parcours vélo, il ne concerne jamais plus de 2 voir 3 triathlètes, et dans ce cas, la bonne volonté des participants ajouté à la vigilance des arbitres permet de respecter sans problème la règle initiale de notre discipline qui impose de produire un effort solitaire !
De plus avec cette règle de départ sur la dernière épreuve, le premier à franchir la ligne d'arrivée est bien le vainqueur finale et le plus fort du jours et la course reste tout le temps parfaitement lisible pour les spectateurs ! Retrouvez toutes les infos sur le site !

et Le 23/12/04 Docteur Oullion responsable lutte anti dopage en Rhône Alpes : "j'en ai assez qu'on nous roule parfois dans la farine !"
Bonjour, Docteur OULLION . Vous avez de nombreuses casquettes. Pouvez-vous vous présenter en détail ?

La casquette que je revendique totalement est celle de Médecin du Sport de Terrain. J'ai été pendant 19 ans médecin généraliste libéral en milieu rural dans la plaine du Forez plus particulièrement impliqué dans la Médecine du Sport les 12 dernières années de mon installation.
J'ai ensuite été choisi comme premier Médecin Conseiller auprès du Directeur Régional et Départemental de la Jeunesse et des Sports de Rhône-Alpes de 2000 à 2003.
Depuis septembre 2003 j'exerce les fonctions de Praticien Hospitalier au CHU de Saint-Etienne dans le service de Médecine du Sport et de Myologie où j'effectue le suivi et l'évaluation des sportifs avec la responsabilité notamment de l'Antenne Médicale de Prévention et de Lutte contre le Dopage et je continue auprès du Ministère à avoir des missions de responsabilité dans la mise en place des contrôles antidopage au niveau des huit départements de la Région.
Je suis par ailleurs impliqué auprès de pas mal de Fédérations Sportives et particulièrement de la FF de Handball où je suis médecin de collectif national féminin jeunes et espoirs. J'avoue être heureux d'avoir pu concilier deux passions : celle de la Médecine et celle du Sport.
En temps que médecin spécialiste de la lutte anti dopage que pensez vous du protocole " Athlète For Transparency " ?
C'est certainement une façon séduisante et singulière de prendre à bras le corps ce fléau actuel du dopage qui en terme de Santé Publique sera indiscutablement un grand enjeu pour l'avenir du sport
Je suis de ceux qui sont totalement et sans ambiguïté persuadés que la première façon de lutter efficacement contre le dopage est d'assurer aux sportifs les moyens d'un suivi médical pertinent et préventif. Le Ministère et la Loi du 23 Mars 1999 l'avaient bien compris faisant du suivi médical obligatoire pour le haut niveau et les sportifs en filières de haut niveau un atout indiscutable de la protection de la santé du sportif et la lutte contre le dopage. Mais force est de constater qu'aujourd'hui ce suivi médical longitudinal devrait encore s'optimiser et surtout se faire de façon plus systématique et plus contrôlé.
Le projet " Athlète For Transparency " tend à rendre performant et améliorer ce suivi et prend donc la lutte antidopage à contre-pied du répressif ce qui peut que me réjouir.
Quels en sont selon vous les avantages et si vous en voyez les inconvénients ?
L'affichage permanent et délibéré du profil médico-biologique et sportif de l'athlète est une avancée indiscutable dans la transparence. Mais attention à ce que le projet n'ait pas les inconvénients de ces avantages. Il ne faut en aucun cas que ce suivi soit uniquement synonyme de contrôle antidopage, le but en soit n'étant pas de fournir un contingent à une sanction répressive mais avant et surtout de permettre à des sportifs de s'afficher dans leur pratique de haut niveau.
Les contrôles actuels même s'ils ont le méritent d'exister restent peu efficaces. Est il possible aujourd'hui de se doper sans se faire prendre au contrôle ?
On connaît bien évidemment les limites des contrôles antidopage en terme d'efficacité soit parce que les méthodes de détection ont un temps de retard soit parce que les utilisateurs ont un temps d'avance. On peut dire qu'aujourd'hui on ne prend pas toujours ceux qu'on voudrait prendre et que ce n'est pas parce qu'un contrôlé est positif qu'il est foncièrement dopé de la même façon que ce n'est pas parce qu'un sportif est négatif à un test qu'il n'est pas utilisateur de produits illicites.
Néanmoins on ne peut pas faire sans les contrôles et on ne doit pas baisser les bras pour autant dans la lutte sinon on reste sous la couette toute la journée.
La solution est donc bien ce nouveau projet. Voyez vous d'autres pistes à exploiter dans la lutte anti dopage ?
L'évolution du dopage de haut vol et je pense notamment au dopage génétique sera pour moi une impérative nécessité de travailler dans le sens de la réalisation d'une cartographie biologique et clinique individuelle à chaque sportif. Ce nouveau projet peut être dans la façon de raisonner un des premiers maillons de cette chaîne.
Vous semblez personnellement très motivé par la mise en place de ce protocole et vous avez répondu tout de suite favorablement quand je vous ai sollicité. Pourquoi une telle motivation ?
Pour tout ce que je viens de dire avant : ce projet est novateur et je suis très fortement persuadé que c'est par la prévention qu'on mettra des freins à cette escalade diabolique produits - performance. Je ne sais pas si un jour on pourra se permettre de ne plus mettre de radar au bord des routes ou de contrôles antidopage lors des compétions ou en inopiné d'entraînement mais ce la ne pourra se concevoir que si d'ici là on a construit un système de prévention efficace et accepté.
Et parce que j'en ai assez aussi qu'on nous roule parfois dans la farine !
Le projet est maintenant dévoilé, mais il semble y avoir des " freins " pour sa mise en place finale. Pouvez vous nous en dire en plus ? Pourquoi cela peut déranger ?
Je ne sais pas si ce sont des freins mais cela semble plutôt des vigilances des administrations et des institutions à s'engager vite. C'est peut -être cela la lenteur administrative .. je ne vois pas comment on peut se trouver à l'encontre de l'idéologie d'un tel projet et tous ceux à qui je l'ai présenté en haut lieu ne peuvent que nous rejoindre dans la démarche. Après il y a évidemment la problématique financière qu'il faut prendre en compte.
Quant au milieu sportif en marge, il y aura certainement des manœuvres de langage ou d'action qui chercheront à discréditer un tel outil, mais le but dans un premier temps est non pas de rallier à cette cause tout le monde mais de rassembler un maximum de personnes avec les mêmes objectifs dans ce projet. L'idée est de mettre le train en marche et après au bout du compte on verra bien qui est monté dans le train
Le conseil Général de la Loire, la ville de St Etienne, la DDJS, vous même et le CDOSL êtes partant et la structure régionale existera. Est ce que cela est important à vos yeux ?
C'est primordial et la force de ce projet local est donc de rassembler complètement les sportifs, les élus locaux et territoriaux, le mouvement sportif, les forces vives de la médecine du sport et les institutions.
Pensez vous qu'il soit nécessaire que le protocole se fasse sous le couvert d'une instance reconnue au niveau sportif ( CDOSL ) ou bien est - il possible qu'il existe avec une structure privée ?
Le mouvement sportif doit porter le projet car c'est vraiment le représentant des pratiquants de haut comme de tout niveau. Une fois l'amorçage effectué nous verrons l'ampleur de l'effet boule de neige et s'il faut étendre les champs de compétence mais actuellement c'est indiscutablement un projet local : il faut remarquer d'ailleurs l'excellente réactivité du CDOSL depuis qu'il a eu connaissance du projet, et cela lui donne un argument de poids
Comment voyez vous l'avenir ?
Plein de batailles mais passionnant. Il faut se retrousser les manches et surtout ne pas laisser croire que tout est perdu d'avance : un tel projet me ravigote et me pousse à lutter encore mais avec une autre stratégie complémentaire.
De la part de toutes les personnes qui luttent pour un sport propre, je vous adresse un grand MERCI ! Avez vous quelque chose à rajouter ?
le MERCI est surtout à vous retourner, nous sommes tous dans le même bateau mais c'est vraiment réconfortant de savoir que celui-ci est conduit par des sportifs eux-mêmes

AFT et pas AFP..... : Gilles REBOUL et Nicolas LEBRUN s'expriment. Cliquez ci dessus pour lire leur commentaire.

Le 22/12/04 : AFT suite : De nombreuses réactions arrivent ! Franky Batelier : '' Je suis absolument pour ! '' , Guillaume Dechavanne :'' Oui à 200 % ! ", Pierre Dorez '' Les 1 000 euros valent le coup ! '' . Mais aussi les réponses de Patrick Bringer, Eric Monnet, Estelle Patou, Gael Mainard, Romuald Lepers, Kowalsky Olivier... Retrouvez leurs réponses et leur commentaires ici .

Retard ! L'actualité ( libération des otages ) retarde la diffusion des reportages prévus sur France 3. Et vu l'actualité, nous ne pouvons que nous en réjouir, pour ces 2 pauvres journalistes ! Les 2 dossiers préparés la semaine dernière devraient être programmés un peu plus tard.

Financement ? Le coût de l'AFT est évalué à 840 euros par athlète pour une année hors frais fixes et celui du suivi longitudinal classique à 440 euros. Dans le pire des cas, la participation demandée aux SHN pour participer à l'AFT pourrait donc être ramenée à : 1000 euros ( 840 + frais fixes ) - 440 = 560 euros ! Il serait en effet incompréhensible de faire réaliser un 2e suivi longitudinal classsique à un athlète suivant l'AFT !!.... L'idée de Pierre Dorez d'une licence spéciale SHN pour financer le projet est intéressantes. Il y a pas si longtemps, une super licence avait bien été imposée.....

Dès demain retrouvez l'interview du Docteur Roger Oullion responsable de la lutte anti dopage en Rhône Alpes.

Le 21/12/04 AFT suite : Pierre Sallet '' il est très facile aujourd'hui de se doper sans se faire prendre aux contrôles'' C'est ce qu'affirme Pierre Sallet dans son interview très enrichissante sur bien des points ! Le lendemain du jour ou le Président du CIO annonce que les contrôles inopinés mis en place par l'AMA seront diminués de moitié en 2005 faute d'argent, il est devenu urgent et primordial de réagir. Une solution existe avec AFT ( Athletes For Transparency ) ! Il ne manque plus qu'une réelle volonté pour mettre en place le protocole...

Salut Pierre ! Tu as de nombreuses casquettes. Peux tu te présenter en détail au niveau professionnel et sportif.
Salut Christophe, en détail ça risque d'être long mais je peux dire quelques trucs quand même… Je pense avant tout être un passionné de sport et ai ainsi pratiqué pas mal de disciplines très différentes avant d'arriver au triathlon. J'ai démarré le triathlon en 1993 en même temps que Cédric (Fleureton) au Vaulx en Velin Triathlon, un club de la banlieue lyonnaise. Nous avons participé à notre premier Championnat de France Elite CD en 1996. Pour l'anecdote, arrivés ensemble dans le parc à vélo, nos deux vélos se sont accrochés ce qui a fait chuter Cédric et lui a valu 7 points de suture au mollet… Aujourd'hui faute de temps j'ai mis la compétition de côté mais je prends toujours énormément de plaisir à pratiquer en loisir.
Au niveau professionnel, j'évolue depuis plusieurs années dans la sphère du sport de haut niveau et travaille actuellement en tant que physiologiste. J'ai parallèlement à mes activités professionnelles réalisé un premier doctorat sur la fatigue neuro-musculaire achevé mais non soutenu, puis un second sur les profils physiologiques et biomécaniques dans le sport professionnel en football, basket et cyclisme soutenu en 2004.
Quand nous nous sommes rencontrés cet été et que je t'ai exposé le projet qui me tenait à cœur depuis pas mal de temps ( permettre à l'athlète propre d'en attester ) , tu semblais déjà avoir tous les éléments pour le mettre en œuvre… A quoi servaient tous ces protocoles déjà existant ? Etait ce un travail pour cibler les éventuels " tricheurs " ?
En effet, je travaille depuis plus de deux ans maintenant sur le développement de méthodes indirectes pouvant mettre en évidence une variation anormale des performances ayant comme support le recours à une conduite dopante. J'utilise soit des modèles mathématiques déjà existant et validés (par exemple Martin 1998 pour les calculs de puissance) ou en cours d'étude (par exemple Fehr et coll. 2004 pour les liaisons EPO/Hb) et travaille surtout sur le développement de nouvelles méthodes. Le but de ce travail est clair à savoir pouvoir distinguer une progression qui résulterait d'un entraînement bien conduit d'une progression physiologiquement anormale.
Peux tu nous expliquer comment le projet " Athlète For Transparency " fonctionne et nous dire pourquoi il est efficace ?
Mettons de côté le traitement statistique des données (aspect qualitatif) et la mesure de certaines variables spécifiques (aspect quantitatif) utilisées dans le cadre du programme "athletes for transparency". L'origine du programme réside surtout dans l'application de certains principes. Ainsi, appliquer ces mêmes principes au suivi longitudinal actuel serait une énorme avancée, mais laisserait par contre encore possibles et très faciles les contournements de par la fréquence actuelle imposée (1 tous les 4 ans) et la quasi libre période de réalisation. Voici les trois principes majeurs sur lesquels repose le programme "athletes for transparency":
1) La réalisation des tests sur des périodes imposées
2) La localisation de l'athlète via internet
3) La diffusion de l'ensemble des données (à l'exception de la localisation) via internet au grand public;
Sans rentrer trop dans les détails techniques du programme, il faut savoir que l'ensemble du traitement est informatisé ce qui rend son application simple et seulement assujetti à une saisie de donnée. De plus en terme de contrainte temporelle pour l'athlète cela représente 4 demi-journées/an. Un niveau supérieur d'analyse rend également possible la réalisation post-compétitions de mesures non invasives sur le terrain.
Cela semble être une excellente solution pour lutter contre le dopage, car les contrôles actuels même s'ils ont le méritent d'exister restent peu efficace. Est il possible aujourd'hui de se doper sans se faire prendre au contrôle?
Avant toute chose il est important de préciser je pense que de nombreuses avancées scientifiques ont été réalisées ces dernières années notamment la mise au point du test urinaire EPO ou du test sanguin de détection des transfusions homologues (d'un tiers à soi) par exemple. Toutefois pour l'EPO, il a fallu attendre 10 ans entre la sortie de la molécule sur le marché et la mise au point du test. Et même si le test est fiable, la fenêtre de détection reste elle très limitée (trois jours); ce qui rend alors possible pour des spécialistes, en jouant sur les modes d'administration, d'échapper aux contrôles. En ce qui concerne les transfusions il n'existe encore aucune méthode permettant de détecter les transfusions autologues (de soi à soi). Là j'évoque l'utilisations de molécules ou de méthodes clairement identifiées mais aujourd'hui il est possible de travailler sur la configuration même de la molécule (screening pharmacologique), ses précurseurs (par exemple la bisosynthèse des stéroides) ou bien ses actions au niveau de la cellule (ARNm). Autant dire que de nombreux axes de travail restent à explorer pour celui désireux de faire progresser artificiellement les performances humaines et ceci n'est pas de la science fiction puisque que la fameuse THG obéit à une telle logique.
Donc pour répondre de façon plus précise à ta question il est très facile aujourd'hui de se doper sans se faire prendre aux contrôles. Par contre dans le cadre du programme "athletes for transparency" la recherche s'effectue non pas sur la présence ou non d'une substance mais sur la résultante donc les effets sur l'organismes de la prise de telle substance ou le recours à telle méthode. Un peu comme l'hématocrite aujourd'hui en cyclisme et la fameuse barrière des 50%. Ainsi en cas de dépassement et même sans avoir ce qui a conduit à une telle hausse le cycliste n'est pas autorisé à prendre part aux compétitions. Je cite souvent aussi l'exemple de l'automobiliste qui passe à 80 km/h devant le radar (le contrôle) et peut ensuite rouler librement à 150 km/h. Avec "athletes for transparency" nous étudions son temps de parcours entre deux péages distants de 150km; si cet automobiliste met une heure pour parcourir le trajet entre les deux péages on pourra dire qu'il a au moins rouler à 150 km/h de moyenne. Et là, difficile de nier l'évidence.
La solution est donc bien ce nouveau projet. Est-ce que tu vois d'autres pistes à exploiter dans la lutte anti dopage ?
En terme de "lutte anti dopage" comme tu l'évoques, appliquer les règles en place serait déjà une énorme avancée. Quand tu vois qu'en 2003 seulement environ 2500 athlètes ont été soumis au suivi longitudinal classique sur les 6000 athlètes SHN théoriquement concernés (chiffres officiels précis à demander au Ministère) et que logiquement la réalisation du suivi est une condition indispensable pour participer aux compétitions, on est en droit de se poser des questions. Quand tu sais aussi qu'il faut attendre un troisième "no show" pour certains athlètes avant de les voir enfin se faire sanctionner m'amène à penser que ce manque de rigueur ne joue pas en faveur de la lutte anti dopage.
Tu t'es investi énormément sur ce dossier de façon complètement désintéressé et au risque de subir d'énorme pression ! Quelle est ta motivation ?
Là au moment ou j'écris ces lignes je me pose effectivement la question!!! J'ai agi sans compter malgré certaines critiques personnelles qui dépassent le cadre et les modalités d'application du projet…mais ça il fallait s'y attendre. Par contre quand elles sont dénuées de tout fondement et diffamatoires ça m'ennuie un peu d'autant que je suis très rancunier...LOL
Le projet est dévoilé aujourd'hui, mais on sent des " freins " pour sa mise en place finale. Peux tu nous en dire en plus ? Pourquoi cela peut déranger ?
Ce qui est nouveau fait peur par définition. Tout le monde est convaincu de l'utilité et de la nécessité d'un tel projet mais il est vrai que la mise en application pose certaines questions notamment celles qui entourent la diffusion des données médicales. Afin de contourner ce problème et de toute façon juridiquement en l'état actuel du droit français il n'est pas possible de rendre obligatoire un tel programme. Le principe du volontariat est donc le maître d'œuvre du projet. Ainsi libre à chacun d'y adhérer ou non. Quand à la fameuse question de "celui qui n'y adhère pas ne sera t'il pas montré du doigt ?" je répondrais libre à chacun d'évoquer ou non les motifs qui ont justifiés leur choix.
Tu sais que la Loire et le CDOSL sont partant et que cette structure régionale existera. Est ce que cela est important pour toi ?
Pour le projet oui énormément; et ça me coûte d'autant plus d'écrire ces mots du fait que je sois un lyonnais pur souche !!! LOL Plus sérieusement, le Comité Départemental Olympique Sportif de la Loire (CDOSL) et son président Jacques Eloi se sont énormément impliqués dans le projet de même que les autres identités du département. Plus que de leur engagement financier sur le projet, nous pouvons surtout les remercier de la confiance qu'ils nous ont accordé.
Quelles sont maintenant les échéances que peut on attendre dans les prochaines semaines ?
Les diverses réactions suite à la diffusion du projet dans les médias vont être intéressantes à analyser. Elles pourront permettre je l'espère d'élargir le débat et de donner un temps de réflexion aux diverses institutions afin de leur permettre de se positionner définitivement sur ce projet. La réunion du 11 janvier va être capitale pour la poursuite du programme. Je dirais que nous avons tous des décisions à prendre: le sportif et les institutions à réfléchir sur leur positionnement par rapport à un tel projet et nous à tirer les conclusions qui s'imposent de leur positionnement. Nous jouons tous dans la même équipe reste à savoir si nous poursuivons des objectifs communs…
De la part de toutes les personnes qui luttent pour un sport propre, je t'adresse un énorme MERCI ! As tu quelque chose à rajouter ?
Oui deux. La première est qu'il est possible d'évoluer à haut niveau sur la plus haute marche des podiums internationaux en respectant les règles et l'éthique sportive et ça je le constate régulièrement dans le cadre de mon travail. La deuxième est que s'il il faut remercier quelqu'un c'est surtout toi et cédric pour votre implication dans ce projet….

La présentation du protocole reportée à demain suite aux grèves... C'est donc avec un jours de retard que l'Equipe et France 3 diffuseront leur reportage si espéront le, la grève prend fin demain mercredi ! Déjà de nombreuses réactions d'athlètes me parviennent, nous les communiquerons dans les jours à venir ainsi que l'interview de Pierre Sallet ( ce soir à 23h ! ), celles du docteur Roger Oullion ( responsable de la lutte anti dopage en Rhône Alpes ) et du Président du CDOS Loire, Mr J. Eloi.

Le 20/12/04 Grève à l'Equipe demain !... A croire que certaines forces obscures se lient contre le projet !.... On vient d'apprendre à l'instant que le Journal l'Equipe ne serait pas disponible dans les kiosques demain pour cause de grève. La présentation devrait donc être retardée d'un jour.

Athlètes For Transparency dévoilé demain sur l'Equipe et France 3 National ! ( par CB ) C'est donc demain, mardi 21 décembre que le protocole Athlètes For Transparency sera dévoilé. Le quotidien sportif l'Equipe devrait consacrer 1 page entière au dossier ! Quand à France 3, la chaîne publique proposera 2 reportages, 1 tourné à Lyon avec Cédric Fleureton et Pierre Sallet et 1 à St Etienne, dans ses journaux nationaux que sont le 12-13 et le soir le 19-20.
Pour résumer, on peut dire que ce protocole est une sorte de suivi longitudinal très amélioré. Cependant 2 très grandes différences le différencie de l'existant. En premier lieu, les athlètes qui choisiront de s'inscrire dans le protocole de façon volontaire devront accepter que toutes les données liées à la pratique de leur activité, même et surtout celles d'ordre médicales soient rendues publiques et visibles par tous via un site internet. Deuxièmement, ces mêmes athlètes devront respecter un délai maximum de 72h pour pratiquer les analyses ou tests qui leur seront demandés et cela dans des structures agréées ( centres médicaux sportifs ), ils devront aussi toujours tenir informer les responsables du protocole de leur programme, stages, compétitions et déplacements divers, de façon à pouvoir être localisés et testés à tout moment.
Tout ceci semble certe un petit peu contraignant, mais il est nécessaire pour les athlètes de faire des efforts pour lutter contre ce fléau et sortir de cet état de suspicion permanent qui accompagne chaque performance. Et surtout n'oublions pas que cette démarche doit être volontaire ! Les athlètes qui choisiront de suivre le protocole n' auront espérons le, rien à cacher et ceci ne leur posera donc aucun souci. Toutefois, Athlètes For Transparency ne se veut surtout pas être un label. C'est simplement un nouvel outilextrêmement efficace dans la lutte anti dopage.
Contacter à l'automne, la FFTri s'était montrée très intéressée par le projet et envisageait de proposer, avec une totale prise en charge, le protocole à tous les triathlètes classés sur les listes de haut niveau. Ces dernier restant libre d'accepter ou pas la démarche. Couplée à la structure pilote qui sera mise en place dans la Loire via le CDOS Loire quoiqu'il arrive, la formule paraissait idéale ! Malheureusement des pressions dont on ne sait d'où elles proviennent..., semblent ralentir cette belle idée... Et voir même plus que ralentir !...

Mais nous continuons d'espérer que le bon sens l'emportera et une réunion est d'ors et déjà programmée le 11 janvier prochain à Paris avec le responsable du projet, Mr Pierre Sallet que j'accompagnerai afin de rencontrer différents responsables du Ministère des sports, du CPLD et de la FFTri.
Nous comptons sur le soutien de toutes les personnes qui luttent pour un sport propre.
Pour cela, je m'engage à contacter par mail tous les triathlètes ci dessous pour leur poser 4 questions d'ici à la fin de cette année 2004 :
1/ Etes vous prêt à suivre le protocole Athlètes For Transparency si celui ci est proposé sans frais par la FFTri ?
2/ Seriez vous prêt à un petit effort financier ( environs 1 000 euros ) pour suivre le protocole ?
3/ Le fait que le protocole soit géré par une structure officielle reconnue par le milieu sportif vous semble - t -il essentiel ou bien pensez vous qu'une structure privée puisse s'en charger ?
4/ Si vous êtes absolument contre Athlètes For Transparency pouvez vous nous dire pourquoi ?
Leurs réponses seront communiquées sur ce site dès réception. Si d'autres personnes ( athlètes, médecins, divers.... ) souhaitent intervenir en faveur du protocole n'hésitez pas à me contacter: ccbastie@club-internet.fr ou à vous exprimer via le forum très fréquenté du site www.onlinetri.com .
Batelier Franky , Becker Nicolas, Belaubre Frédéric, Berlier Sébastien, Bignet Frank, Blasco Carl, Bourseaux Yannick, Bringer Patrick, Chabaud François, Cleau Audrey, Daumas Nathalie, Dechavanne Guillaume, Degham Toumy, Dorez Pierre, Faure Hervé, Favre Felix Damien, Fleureton Cédric, Galinier Laurent, Jouve Virginie, Le Floch Xavier, Lebrun Nicolas, Loisel Charly, Lorblanchet Marion, Loy Julien, Mainard Gael, Marceau Olivier, Monnet Eric, Neveu Cyrille, Neyrat Sébastien, Patou Estelle, Péon Carole, Pilat Virginie, Py Delphine, Reboul Gilles, Rovera René, Sudrie Sylvain, Valenti Stéphane, Vincent Yohann, Vernay Patrick.

Dès ce soir vous pourrez retrouver sur le site une interview du responsable du projet : Pierre Sallet !!

Le 17/12/04 Gael Mainard :''Dans les 10 à Hawaï en 2007 !'' C'est la fête des ''Gael'' ! L'occasion de mieux faire connaissance avec un personnage du triathlon Français.
Revenons tout d'abord sur ta saison 2005, peux tu nous faire un petit bilan ?
Je m'étais donné 3 objectifs , revenir en équipe de France LD , un top 7 à l'Ironman d'Australie et le Top 30 en pro à Hawaii. J'en ai réussi 2 sur 3 (qualifié au monde LD et 29ème à Hawaii si on enlève Kraft et Rutger Beke.
Ma saison avait assez mal débuté en australie où je me suis bléssé au mollet sur une erreure de débutant, je me suis alors présenté à Forster diminué . Et sur Ironman , çà ne pardonne pas, j'ai dû abandonné.
Ensuite , je jouais gros à Lorient. Il restait une place pour les mondes LD, je fais 5 et je me qualifie de justesse aux Mondes où je termine 16ème .
Après les mondes vu que je n'étais pas qualifié à Hawai, il ne me restait plus que Nice pour finir en beauté l'année. Pour me préparer , j'ai enchainé les stages en altitude (45 jours) .Mais fin aout pour voir où j'en étais ,j'ai décidé de m'aligner à Sherborn où j'ai aussi réussi ma course LD la plus complète sur ½ ironman , je finis 3ème. Cette course m'a permis de me qualifier en pro pour Hawai. J'arrivais à Nice dans une super forme, je ne m'étais jamais aussi bien préparé, mais 5 jours avant je tombe malade et dois déclarer forfait. Heureusement qu'entre-temps, je m'étais qualifié à Hawaii, sinon, toute cette préparation n'aurait servi à rien.
Tu as réussi à intégrer l'équipe de France LD pour les championnats du Monde à Saters. Cela était un de tes principaux objectifs ? Peux tu nous dire pourquoi ? Pour une seule raison, vu que je suis militaire au sein de l'Equipe de France Militaire, tous les ans, je dois être sur les listes de haut-niveau , sinon je ne fais plus parti de l'equipe. Et être en equipe de France LD est un des critères pour être sur les listes de haut-niveau..
Je comprend l'intérêt qu'il y a pour toi de participer à ces championnats du Monde, mais peux tu nous faire une comparaison entre Sater et Hawai ?
On peut dire que Sater était une obligation professionnelle alors que Hawaii c'est la course qui me fait rêver et continuer le triathlon.
Penses tu qu'il y a un réel problème pour le triathlon longue distance à l'ITU, et si oui as tu des solutions ?
Le probleme pour le triathlon longue distance à l'ITU , c'est que c'est une course par an sans aucune retombée médiatique. L'ITU se focalise sur le CD qui est olympique et ne fait rien pour le LD, on est donc dans une impasse . La seule chose qui pourrait sauver le LD de l'ITU, ce serait d'être aux JO, mais ne rêvons pas. La meilleure solution serait que l'ITU et la WTC fasse du chemin ensemble en s'accordant pour le championnat du monde LD à l'ironman d'Hawaii.
Comment vois tu l'évolution du longue distance au niveau internationnal et en France ?
Nous avons eu certains bruits comme quoi , l'ITU aurait l'intention de faire une coupe du monde LD mais sur une distance B. Si l'ITU fait çà , beaucoup de gars du court monteront sur le B, le niveau sera fort, le drafting sera alors légalisé comme sur le CD et il y aura une fracture définitive entre l'ITU et l'IronmanJe pense que le LD va encore plus se tourner vers les ironman. Nice faisait de la résistance avec sa distance , désormais c'est terminé, soit on fait du CD à la mode ITU soit du Half ou Full Ironman à la mode WTC. En France, j'espère que l'arrivée de l'Ironman à Nice va nous ouvrir des portes au niveau médiatique et amener l'Ironman en France au niveau de nos voisins en Allemagne.En ce qui concerne les athlètes de haut-niveau , nous avons tous compris que notre avenir dans le LD , c'est l'Ironman. Mais nous ne pouvons pas nous passer des mondes ITU pour les statuts de haut-niveau qui nous apportent tous quelque chose.
On parle d'un " team " qui regrouperait les spécailistes " Iron Man ", peux tu nous en dire plus ?
Allo Christophe !!! allo !! alloooo !!! bon, je t'entends plus, je passe sous un tunnel …. Bip… bip… biiiiiip.
Tu passes pour un véritable globe trotters du triathlon, toujours en déplacement, en stage, en France, à l'étrangers … Et pas toujours dans des conditions optimales… Combien de temps vas tu continuer à t'organiser ainsi ? Ne penses tu pas que tu perds un peu d'influx ?
Même si le triathlon est mon metier, je veux avant tout prendre du plaisir. Et vu que j'aime voyager, rencontrer du monde, m'entrainer avec mes potes, eh bin , j'en profites à max. En plus, tant que je suis célibataire,je suis libre de tout mouvement . Ce n'est pas le jour où je serais caser et avec des gosses que je pourrais faire tout çà. C'est vrai que je fais parti des globe-trotters, mais çà me permet de rester motiver, de vivre pas mal d'experiences déroutantes… Mais çà m'aide aussi pour aborder mes objectifs dans de meilleures conditions, si j'ai un petit problème avant un objectif , je relativise parce que j'ai toujours connu pire ailleurs.
Pour les conditions pas optimales comme tu dis, c'est vrai que je ne suis pas un stressé de la vie, même si mon voyage est moyennement préparé, je sais que j'arriverais toujours à me débrouiller. Mais je ne dois pas être si mauvais que çà dans la préparation de mes stages ou voyages parce que mes potes reviennent toujours avec moi. Je suis devenu un spécialiste des stages d'été en altitude avec les copains. Je pense continuer comme çà au moins cette année, mais le pire c'est que j'en ai besoin et que je n'ai pas l'impression de perdre d'influx.
Tu es ton propre entraineur, peux tu nous expliquer comment tu fonctionnes ? Quels sont les avantages et les inconvénients ?
En début d'année, j'essaie de faire un planning de mes courses avec 3 gros objectifs. Après chaque objectif , je coupe au moins 10 jours sauf après hawaii 4 semaines. Ensuite je sais que pour être en forme sur un objectif ,il me faut un cycle de 8 semaines ( 3 semaines de gros travail , 1 de repos 2 de gros travail et 2 de repos).
As tu un plan de carrière ? Et quand penses tu obtenir tes meilleurs résultats ?
J'espère obtenir de très bons résultats dès 2007. Une bonne évolution par rapport à Hawaii se serait 2005 top 20, 2006 top 15, 2007 top 10.
Et de quel façon ?
Je vais me concentrer sur le LD, courir beaucoup moins et presque que des ½ ou full Ironman afin de ne pas mes disperser sur les petites courses régionales, les gd prix . Je pense faire au maximum 10 triathlons de mars à octobre. Je vais aussi réintégrer plus de courses de vélo dans mon entraînement.
As tu déjà planifier ta saison 2005 ? Et quels seront tes ambitions en terme de performance ?
Oui, elle est déjà planifier mais à cette période de l'année , le planning peut changer très vite suite à des demandes de l'armée ou des sponsors. Mes objectifs sont une qualification assez tôt pour hawaii (NZ ou afrique du sud) ,podium au championnat de France LD et top 20 à Hawaii . Voici une ébauche de mon programme (rien de définitif) :- IM Nouvelle-Zélande ou Afrique du sud. Si je suis assez en forme, je préfère courir en nouvelle zélande parce que je souhaite me qualifier assez tôt pour Hawaii et surtout il y a 7 places qualificatives pour Hawaii en pro homme contre certainement 2 en Afrique du sud.
- Half Ironman sainte-croix ou Wildflower le 1er mai suivi d'un stage en altitude aux USA jusqu'au 22 mai pour préparer le mois de juin puis courir Memphis triathlon le 22 mai
- Championnat de France LD à Lorient le 5 juin si je suis qualifié en équipe de France mon programme sera Ironman Nice et championnat du monde LD le 5 août. Si je ne suis pas qualifié en équipe de france, je suis obligé par l'armée à courir l'IM de Zurich parce que cette course est organisée par l'armée suisse.
- Je souhaite courir l'half ironman de Monaco si celui-ci n'est pas organisé, j'aimerai faire le triptyque fin août début septembre Chicago-Boston-Los Angeles.
- Ironman Hawaii
Les cas de dopage semble être de plus en plus fréquent dans le triathlon. Penses tu qu'il soit nécessaire d'en passer par le dopage pour figurer dans les 3 premières places à Hawai ou aux JO ?
J'espère que non. Pour faire un top 3 à Hawaii, il faut poser dans le 1er groupe et courir environ 2h52-2h55, je ne trouve pas çà impossible à réaliser en étant clean.
A quelques jours de la présentation d'un nouveau protocole ( ex futur ''doping control'' ), peux tu nous donner ton sentiment par rapport à tout cela ?
Je suis favorable à tout ce qui peut permettre d'avoir un sport propre. J'espere que tous les français feront partis de ce protocole, que çà permettra au gens d'y voir plus clair, parce que en ce moment , il y a trop de rumeurs non fondées(j'espère) qui courent sur les athlètes LD. Je ne connais pas encore toutes les modalités mais la seule chose qui me choque est que l'on soit obligé de payer pour faire parti de ce protocole.(c'est ce qui était prévu au départ).
Pourquoi interviens- tu si souvent sur internet dans les forums ?
Je trouve qu'il y a une bonne ambiance sur le forum d'onlinetri, et j'ai pas mal de copains qui habitent loin de chez moi , que je vois rarement, çà me permet de rester en contact avec eux. Et puis , j'apprends pas mal de chose sur des sujets interressants qui sont lancés sur le forum. Il y a des bêtes de la nutrition, de la physio, du matos…
Nous n'avons encore jamais eu la chance de t'avoir sur les épreuves ''Multriman'', que penses tu de la formule ?
Je n'ai jamais participé ou vu le mini et multri man , mais j'ai eu de bons echos par Patrick Vernay, Seb Berlier, Julien Loy. Le concept de plusieurs épreuves est passionnant pour les triathlètes et les spectateurs. Malheureusement , il a toujours été mal placé pour que je puisse participer à ton épreuve. Mais cette année vu que je serai en France à cette date-là, le mini-multriman risque d'être à mon programme. En plus , l'epreuve se trouve entre Lyon (où habites mon frère) et Clermont-Ferrand(chez mes parents), donc un bon moyen pour ma famille de me voir courir en France.
As tu quelque chose à rajouter ?
Non, ma poule.
Merci GAFY. D'où vient ce surnom ?
Un jour, j'ai gagné le triathlon de Cournon d'auvergne, l'imprimante qui sortait les résultats ne fonctionnait pas bien , elle effacait le bas des lettres , pour GAEL le E s'est transformé en F et le L en I. .Du coup le lendemain , le titre dans le journal était GAFI MAINARD gagne à Counon. Les copains ont alors commencé à blaguer avec Gafi .Avec le temps le I s'est transformé en Y . Merci Christophe et bye : gafy

Le 16/12/04: Quelques dates : Le calendrier de midi Pyrénnée est ici : http://www.chez.com/toactri/divers/calendrier%202005.xls, le national prévisionnel et celui de Rhônes - Alpes là :http://triathlon.rhonealpes.free.fr/Organisation/Organisation.htm, celui d'Ile de France ici : http://www.idftriathlon.com/htdocs/calendrier.asp?complet=oui, de Bretagne là : http://www.bretagne-triathlon.org/pages/Cal%202005.htm. Et pour ceux qui ne le serais pas encore le Mini Multriman Stéphanois s'est le 17 avril ( le même jours que la manche de coupe du Monde à Honolulu ! ). Le triathlon sprint, l'aquathlon et le duathlon longue distance du Multriman Loire les 21 et 22 mai...

Le 13/12/04: Plus que quelques jours... La dernière réunion à St Etienne a permis de tout finaliser concernant la structure régionale du futur ''ex'' doping control et le protocole dans son ensemble ne devrait plus tarder à être dévoilé au grand jour ! Nous ne manquerons pas de vous informer !!...

Le Vice Président s'en va ! Yvan Richier, triathlète de la première heure à St Etienne, qui s'était installé parmi les meilleurs régionaux au début des années 90 et était depuis 2001, l'un des précurseurs des organisations d'Iron Loire avec un rôle de vice Président de l'association a décidé lors de la dernière Assemblée Générale d'arrêter ses activités dans le triathlon ( Cela fait déjà un petit moment qu'il ne courrait plus !... ). Nous lui adressons un GRAND MERCI pour son dévouement lors des organisations depuis 2001. Heureusement 2 nouveaux rejoignent la petite équipe d'ILO et pas des moindres : Denis Charreyre et Jean Pierre Saure apporteront leur motivation et leur compétence pour la réussite des ''Multriman''.

Des stéphanois à Hawaï ! ( Par Eric Amattéis ) : L'Ironman d'Hawaii est avant tout l'accomplissement de tout triathlète, de pouvoir au moins une fois dans sa vie participer à ce rêve éveillé. Le club de Saint-Etienne est parti en pèlerinage, avec 4 athlètes qualifiés, un rare privilège, qu'ils ont savourés durant ce voyage à l'autre bout de la planète.
Une équipe soudée : Christophe Bastie, l'expérimenté, avait enrôlé dans l'histoire ses camarades de clubs, Laurent Ferreira, restaurateur est venu là d'abord pour faire la fête, Aline Choretier, esthéticienne, profitait d'affûter son bronzage, Hélène Petrienko, venu passer un agréable séjour avec son ami Gaëtan, mais tous avaient un dénominateur commun, une sérieuse préparation pour franchir cette mythique ligne d'arrivée sous les acclamations de ce public qui fait la réputation de cette course dantesque, ces moments forts, où la foule nous porte avec l'animateur made in U.S qui fait son show en scandant le nom de chaque coureur ainsi que son âge et son lieu de résidence, avec des : " unnbeeliiiievaaable, iiincreeediiibleee… !!! " à toutes les sauces.
La qualif !Quelques fois, le plus difficile n'est pas de prendre de départ, mais d'abord d'avoir le droit d'y participer, en effet, la sélection est draconienne, des courses qualificatives dans le monde entier, Les Canaries, le Japon, l'Autriche, le Brésil, l'Australie…et un nombre de places limitées en professionnel et en catégories d'âges pour les amateurs. Pour Laurent et Aline, le choix était celui de participer à L'Ironman France de Gerardmer dans les Vosges, en juin dernier.
Mission accomplie avec la qualif en poche, même si Laurent a dû brûler plusieurs cierges ce jour-là, après de nombreux désistement, il attendit patiemment son tour pour lever le doigt et signer son engagement pour Hawaii, c'est un peu comme une tombola mise à part que les numéros sont déjà tirés, et les absents ont toujours tort !
Hélène avait choisit Lake Placid aux États-Unis, l'objectif était atteint, elle avait du mal à y croire tant les places sont chères. Elle avait vu la victoire du quadruple champion du monde courte distance* Simon Lessing qui participait à son premier Ironman et avait frappé très fort ce jour-là, l'homme que tout le monde craignait. Hélène s'était durement préparée toute la saison, un entraînement qui s'avouera payant.
Christophe, quand à lui, s'était orienté vers la Floride en novembre 2003, chez les pros, peu d'élu, seulement une poignée de places disponibles, mais l'avantage de pouvoir aborder la saison 2004 avec sérénité. Pourtant cela n'a pas été chose facile pour Christophe : " j'ai bien failli ne jamais pouvoir faire fructifier ma qualification. En effet, le dimanche suivant l'épreuve j'ai eu la désagréable surprise de ne pas pouvoir retirer les dollars nécessaires au règlement de l'inscription pour Hawaï. La carte bancaire autorise le retrait d'un montant limité au guichet sur une semaine et le dimanche je n'ai pu obtenir que 100 dollars.... J'ai bien cru ne jamais réussir à trouver le complément et j'ai dû mon salut à un couple de Québécois rencontré la veille de la course. Je ne les remercierai jamais assez ! Grâce à eux j'ai pu unenouvelle fois tenter l'aventure dans le Pacifique.
Le plaisir avant tout : On se fait souvent une image du triathlète comme un athlète hors norme, une bête de l'entraînement, une hygiène de vie exemplaire….bref le moine du sport. Si nous avons choisi de suivre cette équipe c'est d'abord pour vous montrer que ces gens sont comme vous et moi, ils font la fête, aiment les bons repas, même quelques fois bien arrosés, d'ailleurs ce n'est pas Laurent, notre restaurateur qui nous dira le contraire, le plus dur n'était pas de le relever après la course mais plutôt de le décoller du comptoir, bon là j'exagère un peu !
Christophe, lui, était venu là d'abord pour être le plus performant possible, donc les sorties étaient plutôt occasionnelles, il est vrai qu'à ce niveau de performance, les triathlètes professionnels eux doivent s'astreindre à ne rien laisser au hasard, tout est calculé, mais pour la masse des athlètes, c'est avant tout le plaisir de courir.
La semaine était très cool, car plus on se rapproche de l'objectif et moins on s'entraîne.
On teste les bons restos, pas toujours évident, pour notre ami de Valence, Eric Monnet, qui avait opté pour une pizza, s'est retrouvé avec une tartelette au chorizo ! Mais attention à la junk food américaine et ces cheeseburgers, on se fait vite prendre au piège.
Une chaleur humide très difficilement supportable l'après-midi. Le footing se faisait le matin et un saut à la plage l'après midi, l'activité favorite de nos Stéphanois qui, à ce jeu étaient indétrônables. Les appartements sont gigantesques, et heureusement car, la pauvre Aline avait comme chambre à coucher le canapé du salon ! Pas vraiment les conditions idéales. A côté on voyait la chambre d'Hélène et Gaëtan, avec une technique de rangement particulière qui donnait l'impression que le ménage était fait à l'explosif.
Bref une équipe qui faisait davantage penser à la 7ème compagnie qu'à mission impossible.
Une ambiance chaleureuse, qui donnerait envie à un inconditionnel des charentaises de se mettre au triple effort.
Le jour J : Il fait encore nuit lorsque les concurrents s'orientent vers ce gigantesque parc, qui recueille plus de 1800 vélos. Pas toujours très réveillé, difficile de se motiver lorsque le départ est donné à 7h du matin. Aline, quant à elle prend conscience de ce qu'elle est entrain de vivre : " les moments que je vis sont gravés à jamais dans ma mémoire, je suis entourée des plus grands triathlètes du monde, tout le monde se croise animés par le même but, aller au bout de soi-même. L'émotion est intense avant le départ, ça y est j'y suis, pour vivre cette longue journée ". L'Ironman c'est aussi l'émotion d'un père qui porte son fils handicapé dans un zodiac, le monte sur son vélo, et fait le marathon en le poussant….des images fortes.
C'est aussi le showbiz avec l'US navy et ses beaux gosses, ou Ryan Sutter, le bachelor américain venu relever le défi.
Une natation mouvementée, un départ sur la fameuse Highway, un vent à décorner les cocus !
Ce qui accentuait la difficulté du parcours vélo, d'ailleurs cela occasionna des écarts importants chez les pros ainsi que de nombreux abandons. Un temps mitigé sur la course à pied qui diminuait cette terrible sensation de chaleur humide. Au retour d'Energy Lab, l'endroit le plus redouté par les coureurs, on peut voir Hélène qui nous offre une course exceptionnelle et ce, jusqu'au bout, avec à la clef une très belle seconde place dans sa catégorie d'âge et la chance de monter sur le podium sous les ovations de milliers de personnes. Christophe Bastie était déjà passé depuis bien longtemps et le retour était difficile, contrairement à notre ami Laurent avec son radieux sourire, sa casquette a l'envers et son look de rapeur : YO man !.
" Aline n'est pas loin " me scande t'il, mais sur ce genre de parcours tout peut arriver, et les distances ne veulent plus dire grand-chose. La nuit commence à faire son apparition, Aline arrivera finalement avec un très bon temps au marathon en 3h46 même si elle avouera avoir craqué sur la fin. Pour tous, hormis Christophe, c'était l'occasion de vivre au moins une fois dans leur vie cette expérience hors du commun, et cette ambiance sur cette ligne d'arrivée où le public vient s'amasser en nombre jusqu'à très tard dans la nuit, après minuit pour le dernier concurrent, et toujours ce speaker avec le même entrain, c'est aussi ça, l'american dream.
Brèves
Après avoir couru près de 15 kilomètres vélo à la main pour avoir brisé sa roue arrière et avoir terminé la course, ce malchanceux vit ses efforts récompensés lors de la remise des prix grâce à la bonté de l'organisation qui lui offrit un vélo neuf ! Pour une fois que quelque chose est gratuit !
L'invasion japonaise
Les journalistes japonais étaient venus en force, avec un matériel d'un autre monde, car la culture asiatique s'oriente vers la pratique Ironman, peut-être bientôt un Japonais dans le top 10 à Hawaii.
Le soir de la remise des prix, tous les athlètes fêtaient l'évènement au lulu's bar, ambiance assurée, et pas facile pour les propriétaires de faire partir nos compatriotes belges, adeptes des chansons paillardes et supporters improvisés de l'O.M.
Pas dans la dentelle
A Hawaii on ne plaisante pas avec le règlement, de nombreux cartons jaunes et cartons rouges distribués pour ne pas avoir respecter les délais de dépassement ou la distance entre les cyclistes. Un peu de zèle pour certains arbitres, difficile pour le Français Laurent Urban, qui après avoir pris une pénalité s'est vu affublé d'un carton rouge pour avoir perdu son dossard malgré la visibilité de son numéro marqué sur son bras, pas facile de faire des milliers de kilomètres et autant de préparation pour subir cela.
La famille réunie
Quand Tabarant père, le vétéran ; notre emblème national, toujours au top, et toujours premier dans sa catégorie franchit la ligne à la 85ème place " s'il vous plait ", ça n'est pas pour rentrer prendre une douche, mais pour attendre son fils Nicolas, 23 ans seulement, qui arrivera vidé et avouera avoir vécu la journée la plus difficile de sa vie d'athlète, mais toujours avec un grand sourire.
Ryan Sutter
Le Bachelor américain terminera l'épreuve et était venu pour récolter des fonds pour les familles des pompiers de New-York décédés durant l'attentat du 11 septembre
Pinky sur le triathlon
Pinky c'était son surnom ne passait pas inaperçu, avec son maillot rose fluo, ses cheveux tout aussi roses et ses baskettes roses, bref un homme qui voit la vie en rose, une solution pour positiver
Positiver
C'est ce qu'a choisit de faire Natascha Badmann, elle fait son show pour les photographes en vélo et esquisse un large sourire en courant, me demandant même avec ironie de lui prêter son vélo pour quelques kilomètres, comment trouver encore le moyen de plaisanter lorsque l'on arrive au terme d'une telle épreuve.
Ambulance
François Chabaud est allé puiser au bout de lui-même, à bout de souffle il s'effondrera sur la course à pied avec comme taxi, une ambulance.

Index : courte distance : 1,5 km de natation 40 km de vélo et 10 km de course à pied Ironman : 3,8 km de natation 180 km de vélo et 42 km de course à pied

Le séjour vu par Christophe Bastie :
Le voyage sur deux jours s'est bien passé et la nuit à San Francisco a été très appréciée. Sitôt arrivés sur l'île, nous avons tenté de revenir à une alimentation plus équilibré que ce que nous avons pu ingurgiter pendant 48h dans les avions et les halls d'aéroports. Au programme de la dernière semaine avant l'épreuve, un peu d'entraînement en prenant soin de ne jamais manquer de boisson, avec une moyenne d'un litre ingéré pour 1 heure d'effort. Mais aussi beaucoup de repos et de tranquillité et une cure de DVD
!...
La pression monte doucement et le matin de la course je suis conditionné pour tout accepter et atteindre l'objectif principal qui reste de franchir la ligne d'arrivée. Cette petite préparation mentale s'avèrera judicieuse, car cette édition 2004 a sans doute été une des plus difficiles et ajouté à mon état de fatigue important en cette fin de saison chargée, j'ai dû surmonter de nombreux moments difficiles durant lesquels cet objectif de voir la fin, me poussait à continuer. Au final, même si le résultat n'est pas encore à la hauteur de mes espérances et de mes prestations sur d'autres Iron Man, il m'encourage à persévérer pour enfin trouver les clefs de la réussite à Big Island.

Le 5/12/04 : Dernière réunion avant le lancement ! Ce lundi, une dernière réunion se tiendra à St Etienne concernant le futur ex '' Doping Control '' afin de finaliser la structure régional.

Multriman Loire et Mini Multriman Stéphanois : L'assemblée générale de l'association Iron Loire Organisation s'est tenue hier au soir et les modifications dévoilées sur le site le 29 octobre dernier sont maintenant officielles ( voir ci dessous ). Les dates seront donc le 17 avril pour le Mini Multriman Stéphanois et les 21 et 22 mai pour le Multriman Loire. Le site sera mis à jour dans les quinze jours concernant ces 2 épreuves. Nous pouvons d'ores et déjà vous annoncer les coûts d'inscriptions. Pour le Mini Multriman Stéphanois , 20 euros pour participer aux 3 épreuves. Pour le Multriman Loire, 50 euros pour une inscription club ( 3 individus du même club ) ou 55 euros en individuel et cela jusqu'à 5 jours avant l'épreuve. A partir du mardi précédent l'épreuves, les tarifs seront majorés... Le duathlon longue distance devient sans doute la référence nationale en terme de prix d'inscription, avec 30 euros seulement demandés au duathlète qui souhaiteraient participer à cette seule épreuve. Le triathlon Sprint, disputé en contre la montre sera à 17 euros et l'aquathlon à 15 euros. Et comme toujours , pour se Multriman Loire, chaque épreuve aura sa grille de récompense en plus de celle récompensant le classement général.

Le 29/11/04 Yannick Bourseaux ''Vous me reverez au départ d'un triathlon '':
Merci Yannick de bien vouloir répondre à mes questions,
Tout d'abord peux tu nous donner de tes nouvelles ?
Aujourd'hui, je ne dirais pas que ça va, mais je dirais "ça va mieux". Mon bras droit ne veut toujours pas bouger du fait des dommages de mon plexus brachial et je souffre de troubles de la vision.
Revenons si tu le veux bien sur ce terrible accident. Comment cela s'est - il passé ?
En fait, le 15 août, je croise Gaël Mainard sur les bords de la route de l'Embrunman et il me propose d'aller m'entraîner avec lui, Nicolas Becker et David Hauss à Montgenevre la semaine suivante. Et c'est parti! Pour le dernier jour de "stage", lors de la dernière sortie vélo, on décide d'aller monter l'Izoard avec Nico et David et dans la descente vers Briançon, au bout d'environ 4 km, je loupe un virage, je fait un tout droit… Sauf qu'à cet endroit, il y avait un "mini précipice" et je retombe sur la route qui repassait 5 mètres en dessous, la tête en avant. Je crois que je n'étais pas beau à voir … Là, l'hélicoptère vient me chercher pour me transférer au CHRU de Grenoble mais comme les conditions météo n'étaient pas géniales, il me laisse au centre hospitalier de Briançon auquel je vais rester une dizaine de jours en réanimation. Après, j'enchaîne par un séjour au CHRU de Clermont-Ferrand en neurochirurgie puis par un autre, mais cette fois en hôpital de jour, en centre de rééducation sur les hauteurs de Clermont. Et maintenant, j'ai stoppé le centre de rééducation pour aller chez le kiné tous les matins.
Comment as tu vécu le début de ta convalescence ? Etait - ce la première fois que tu te trouvais confronté au monde de l'hôpital ?
En fait, au début, durant les 10 premiers jours, j'étais tellement dans le gaz que je ne me rendais compte de rien. Je ne pouvais pas bouger de mon lit, je ne pouvais pas manger, je parlais très mal du fait d'une paralysie faciale, j'étais sans cesse ébloui, je ne voyais rien si je regardais des 2 yeux… Ensuite, j'ai progressivement réalisé ce qui m'arrivait. Une fois en centre de rééducation, je me suis dit que je n'étais pas si malheureux, que j'avais de la chance par rapport à d'autres. J'étais content de pouvoir marcher, d'être presque autonome. Et en retournant au CHRU pour mes yeux aujourd'hui, je me suis aperçu que mon état s'était largement amélioré car maintenant, je peux aller tout seul au service ophtalmologie et pas en étant assis dans un fauteuil avec quelqu'un qui me pousse comme c'était le cas la première fois.
Autrement oui, c'était la première fois que j'étais confronté réellement au monde de l'hôpital.
Et maintenant dans quel état d'esprit te trouves tu ?
On va dire que ça dépend des jours… Mais généralement, j'arrive à positiver et je me réjouis à chaque fois que je constate un progrès. Par exemple, j'ai été trop content de réussir à faire les lacets de mes chaussures il y a 2 semaines… Cela peut paraître bête mais pour moi, ça a été quelque chose d'énorme, signe d'un gain de mobilité au niveau de ma main!
J'aimerais bien pouvoir de nouveau faire du sport comme avant. Maintenant, je vais à la piscine mais je nage sur un bras (avec l'autre le long de la cuisse, pas génial…), je fais du home-trainer et je cours avec mon bras fixé contre mon torse… Je garde l'espoir de pouvoir de nouveau prendre le départ d'un triathlon, même si ce n'est pas pour le gagner, simplement pour avoir le plaisir d'enchaîner ces 3 disciplines que j'adore.
Tu as du recevoir beaucoup de soutien de différents milieux ( proches, personnel soignant, patient accidentés eux aussi, triathlètes, … ) ? Cela t'a t - il permis de lier ou de renforcer des liens avec certaines personnes ?
Oui, j'ai eu énormément de soutien et heureusement pour le moral… Déjà, à Briançon, à 2 reprises des potes Auvergnats ont fait le déplacement. Sans compter la visite de Cyrille Neuveu, de Sophie Delemer et de son ami…
Et puis, une fois au CHRU de Clermont, ma chambre ne désemplissait pas. Vraiment merci et encore merci à tous les membres du "Pôle Clermontois" (à différencier du "Pôle Auvergne", structure d'entraînement fédérale). Enfin, j'ai reçu énormément de mails par l'intermédiaire de mon club et ça aussi ça fait chaud au cœur.
Avant cet accident, avais tu déjà conscience du danger sur un vélo ? Ou bien pensais tu que ''cela n'arrive qu'aux autres ?
Je crois que je n'avais pas conscience du danger sur un vélo… J'avais parfois peur du fait de la circulation automobile mais l'idée de chuter très gravement par défaut de maîtrise de mon vélo ne m'avait jamais traversé l'esprit. A la période où je suis tombé, je crois bien que j'avais un peu trop confiance en moi. Depuis le début de l'été je prenais énormément de plaisir dans les descentes de col et c'est ce qui a dû m'être fatal. D'ailleurs, lors de la dernière descente du tri d'Embrun, j'avais failli aller à la faute dans le virage où Francky Batelier et Seb Berlier sont tombés, et j'avais évité la gamelle en sortant mon pied des pédales…
On entend souvent dire que ce qui ne tue pas rends plus fort… Penses tu pouvoir retirer malgré tout des enseignements positifs de cette terrible épreuve ?
Je crois que cet accident m'aura permis de maintenant apprécier les choses à leur juste valeur. Avant, je ne me rendais pas compte de la chance que j'avais de pouvoir, par exemple, aller nager dans un lac quand j'en avais l'envie. Cet accident m'aura permis de réaliser à quel point des choses si simple d'apparence sont en fait si magique
Malgré un emploi qui t'occupe pas mal je pense, tu étais semble - t - il dans une des meilleures formes de ta carrière, avec une 2e place en grand prix, une superbe 3e place à Embrun devant J. Loy. Quels étaient à ce moment tes objectifs pour la fin de saison ?
En fait, le mardi avant ma chute, j'avais pris contact avec Sartrouville pour participer au FIT… Et si sur le FIT je n'aurais sûrement pas brillé à titre individuel, j'aurais bien aimé pouvoir aider les gars de l'équipe à gagner… Donc en fait, le mardi, j'avais décidé de faire le FIT plutôt que Nice car il ne me semblait pas possible d'être performant sur ces 2 épreuves…Par ailleurs, il est vrai que le fait de bosser (je suis CTR d'athlé dans la région Auvergne) me prend du temps. Mais, en m'organisant, je réussis toujours à me dégager suffisamment de créneaux d'entraînement. Par contre, les siestes pour récupérer, ça, il a fallu oublier...
Depuis pas mal de temps, on te vois à la fois performant sur ''court'' et sur ''long''. Pourquoi n'as tu jamais vraiment choisi ? Et quel est malgré tout le format de course que tu préfères ?
Oui, c'est vrai que je fais (ou faisais?) à la fois du court et du long… Tant que j'étais étudiant, j'avais pas mal de temps pour m'entraîner alors je privilégiais le long. Mais depuis que je suis dans la vie active, j'ai moins de temps pour moi et mes plans d'entraînement sont plus axés vers le CD. Quand je me présente au départ d'un LD, je n'y suis pas vraiment préparé. Au niveau du format de course que je préfère, je vais avoir du mal à te donner une seule réponse… J'aime bien les "CD à l'ancienne" sans drafting comme il pouvait y avoir à Bujaleuf, Coucouron… De mon point de vue, ce type de course reflète vraiment le niveau dans le trois disciplines qui composent le triathlon de chaque athlète. Mais je m'éclate aussi à aller courir sur un Grand Prix car la tactique de course est différente et on se bat pour l'équipe… Et avec une bonne ambiance dans l'équipe, on passe de supers week-ends. Après, sur les LD, j'aime bien l'ambiance particulière du départ où j'ai l'impression qu'il existe une solidarité entre les concurrents pour arriver au bout de l'épreuve. Et encore, je n'ai jamais pris le départ d'un Ironman…
Tu as pu suivre cette belle année 2004 pour les français, avec les JO, Nice, Hawai,… Quelles sont tes impressions ?
Pour moi, l'évènement marquant de l'année (même si je n'ai pas pu le suivre à la TV car à ce moment je n'étais vraiment pas en grande forme), ce sont les JO et la perf de l'ensemble des Français. Après concernant Hawaï, la victoire de Stadler me laisse un peu dubitatif tellement il a écrasé tout le monde sur le vélo…
Le dopage commence à bien éclabousser le monde du triathlon. Que penses tu du projet doping contrôl ? ( cf www.ironloire.com )
Je pense que le suivi longitudinal permet seulement aux médecins de savoir comment évolue la "santé" d'un athlète au cours de la saison. S'il y a une anomalie, l'image de l'athlète n'est que très peu touchée. Là, avec le "doping control", tout le monde pourra être au courant et ce qui pourrait être intéressant, c'est que l'intégration dans le dispositif "doping control" ne se fasse pas sur la base du volontariat mais qu'elle soit imposée par les fédérations à l'ensemble des athlètes de haut-niveau par exemple…
Nous n'avons jamais eu la chance de t'avoir sur les épreuves ''Multriman''. Que penses tu de la formule ? Et aura - t - on chance de te voir un jour sur celle - ci ?
La formule du "multriman", je la trouve géniale et si je n'étais pas au départ ces 2 dernières années c'est parce que les dates n'étaient pas compatibles avec celles des Grands Prix il me semble. Mais si je me rétablis, c'est sûr que j'y viendrai une année ou l'autre.
Pour le "mini multriman", là aussi j'adore le concept… Mais je suis tellement nul en natation en piscine que je m'abstiens d'y participer.
Quand penses tu avoir récupéré complètement ? Et quand peut on espérer te revoir sur les courses ?
Je suis vraiment dans l'inconnu car aujourd'hui, on ne peut toujours pas savoir si j'ai eu des nerfs de sectionnés où s'ils ont simplement étaient étirés… Donc, si il y en a qui ont été sectionnés, c'est sûr que mon bras ne re-bougera plus comme avant, qu'il sera partiellement paralysé… Après, si tous mes nerfs ont simplement étaient étirés (comme c'est le cas du nerf circonflexe par exemple qui innerve le deltoïde qui veut déjà bien créer du mouvement) et bien je peux espérer retrouver une mobilité "très correcte" de mon bras. Ce sera long… environ 15 mois, voir plus! Mais peu importe que ce soit long si jamais un jour je peux re-bouger mon bras comme avant, c'est bien là l'essentiel.
Pour ce qui est de me revoir au départ d'un triathlon, si ça se trouve, peut-être que dès la saison prochaine vous m'y reverrez… Actuellement, il ne m'est pas possible de tenir le guidon du vélo mais si j'y arrive d'ici l'été, c'est sûr que je ferai au moins un triathlon, même si je dois nager du bras gauche et courir avec le bras droit en croix…
As tu quelque chose à rajouter, un petit message à faire passer ?
Oui, je voudrais remercier très sincèrement Nico Becker et David Hauss qui se sont "occupés" de moi juste après l'accident, avant que ma mère arrive sur Briançon pour prendre le relais. Ils n'ont pas du vivre que des choses faciles… Moi par contre, je ne me souviens plus de rien!
Merci Yannick ! Et courage.

Le 26/11/04 : La fin du Doping Control ! Pour une meilleure compréhension et ne pas prêter à confusion au niveau international et notamment chez les anglo saxon où le terme ''Doping Control'' correspond à un contrôle antidopage classique, le nom du projet va changer. ''Doping Control'' sera donc abandonné et le nouveau nom sera sans doute quelque chose du style ''transparency project'' ou ''clearance project''. Désolé pour ceux qui pensaient à travers le titre que le projet allait être abandonner !.... Au contraire il se porte de mieux en mieux et devrait comme initialement prévu être entièrement dévoilé d'ici à la fin de l'année. Tous les triathlètes qui se battent pour un sport propre peuvent dire un grand merci à Pierre Sallet pour le travail remarquable qu'il réalise.

Le 24/11/04 : La DTU réagie aussi ! :
Les organisateurs de grandes épreuves en Allemagne, la fédération ( DTU ) et de nombreux triathlètes avec à leur tête Lotar Leder se sont réunis pou finalement aboutir à la mise en place d'une nouvelle licence ''Pro''. Cette dernière permettra de financer de nouveau contrôle avec une augmentation des prélèvements inopinés. Seul les triathlète allemands qui possèderont cette licence pouront postuler aux primes distribuées sur les grandes épreuves.

Le 23/11/04 : Du monde sur le Western Iron Man Australia : Les triathlètes de l'hémisphère sud seront à l'honneur pour cette nouvelle étape du circuit Iron Man dimanche prochain. SHORTIS Jason sera le favori, mais il devra faire face à nombre de prétendants. A suivre, pour sa 1ere tentative sur Iron Man, le célèbre duathlète ( et ancien cycliste pro ) l'Australien HALL Jonathan. Ses compatriotes URWIN Brett et STEPHENS Matt seront à surveiller, tout comme les Sud Africains GORE Glen et VAN ROOYEN Jan et le Néo Zélandais RHODES Bryan. L'Europe sera quand même représentée avec l'Autrichien LANGBRANDTNER Norbert et les tchèques VABROUSEK Petr et STRANGMULLER Yan. 25 places pour Hawaii seulement seront distribuées.

Doping control, suite... : Une présentation du projet s'est déroulée à la FFtri vendredi dernier. La Fédération semble très favorable et étudie les modalités d'applications qui pourraient s'étendre à l'ensemble des sportifs de haut niveaux !... Cette semaine devrait nous apporter de nombreux autres éléments....


Le 17/11/04:
Doping Control : C'est bien parti ! ( par cb ). En la présence de Cédric Fleureton venue défendre le projet, la brillante présentation du projet par le non moins brillant physiologiste Pierre Sallet a été captivante et a séduit les différents représentants des instances de la Loire présentes ce mardi 16 novembre à la maison des sports de St Etienne. Le conseil Général de la Loire, le CDOSLoire, la DDJS de la Loire, la DRJS et la ville de ST Etienne se sont tous montrés volontaire pour soutenir la structure qui va être mise en place sur le département de la Loire. Bien que nous devions parler toujours au conditionnel, temps que rien est signé officiellement, nous pouvons d'ors et déjà dire que le doping contrôl s'articulera autour de 3 structures. Au sommet, l'AMA ( agence mondiale antidopage ) qui développe le passeport sportif ( fichier destiné à recueillir le maximum de données sur l'athlète ) et le système Adams ( sorte de ''GPS'' des sportifs qui doit permettre de toujours savoir ou se trouve un athlète de manière à pouvoir le contrôler facilement et à tout moment ). L' AMA sera en relation avec la FFTri ( un lien sera mis sur le site internet ) qui il faut le signaler, devrait s'engager sérieusement dans le projet Doping Control et mettre en place de son côté un suivi de ses équipes seniors. Ce suivi sera basé sur les études menées sur le groupe pilote qui ne fonctionnera lui, qu'avec des volontaires et sera géré par le CDOSLoire ( comité départemental Olympique et sportif de la Loire ). Ce groupe sera composée des jeunes triathlètes du centre d'entraînement de St Etienne et de tous les triathlètes de haut niveau souhaitant bénéficier du Doping Control ( moyennant une petite participation financière pour la prise en charge du coût du Doping Contrôle sur l'année ). Ces derniers accepteront en signant une charte de rendre public tous les résultats des différents tests et examens pratiqués et cela via le site internet géré par le CDOSLoire. Ce dernier sera en lien avec celui de la FFTri.

Le 15/11/04 : Running PUMA :
Retrouvez dans la rubrique good deal - running les offres très intéressantes de nos partenaires JALON SPORT et PUMA. Ne perdez pas de temps, il n'y en auras pas pour tous le monde...

Le 10/11/04 Des nouvelles du Doping contrôl :( par cb ) Au moment ou l'on apprend que Nina Kraft vient de se faire prendre, il est plus que jamais nécessaire d'agir. Chacun à son niveau, même si cela n'est qu'une goutte d'eau. Un orage est en fait qu'une accumulation de nombreuses gouttes d'eau !!!.... Rien de tel pour bien nettoyer !!!
Le projet Doping Contrôle devrait bientôt passer à la vitesse supérieure !?... Pour commencer, une grande réunion est prévue mardi prochain à St Etienne. Le physiologiste Pierre Sallet et votre serviteur présenteront en détail le Doping Controle aux représentants du Conseil Général, de la DRJS, de la DDJS, de la ville de St Etienne, du comité Olympique, ainsi qu'au docteur responsable de la lutte anti dopage en Rhone Alpes et à plusieurs médecin du sport. Des nouvelles bientôt...

Le 7/11/04 : Résultats Iron Man Floride :Tom Evans et Michellie Jones s'imposent à Panama. Tom Evans qui avait fait une bonne partie de la course en tête en 2003 avant de craqué à pied à cette réussi à aller au bout dans un temps similaire à celui du vainqueur 2003 Bratch. Tom Evans a été le seul était le seul à pouvoir rester avec Bjorn Andersson pendant le vélo. Quand Andersson a faibli, Evans a pris la têtte de la course qu'il n' a plus quitté jusqu'à la fin pour franchir la ligne en 1er. Il a résisté au retour Lothar Leder et Olivier Bernhard. Le Canadien de 36 ans a ajouté le titre d'Ironman de Floride à son titre à Ironman du Canada qu'il a gagné plus tôt cette année. Bernhard qui réalise le meilleur temps sur le marathon (2h48') après un vélo moyen, reprend Leder pour finalement se classer second. Dave Harju, le champion du dernier Ironman du Wisconsin gagne une place par rapport à 2003, il finit cinquième. Et l'allemenand Swen Sundberg est quatrième.
Chez les filles, Michellie Jones a confirmé son talent. Après 2 deux titres de championnat du monde et une médaille d'argent olympique, Jones a mené pratiquement du début à la fin, laissant la double championne Bella Comerford à la 2e place. Barbara Buenahora est 3e.

Cross de l'ïle Barlet : Le club MACH3 triathlon avec l'aide de la commune de Saint Romain en Gal (à côté de Vienne) organise la première édition du CROSS DE L'ILE BARLET le dimanche 12 décembre 2004. 2 parcours entièrement plats de 8 et 14 kms sont proposés, longeant les bords du Rhône et traversant le site archéologique gallo-romain de St Romain. le départ sera donné pour les deux courses à 9h30 du gymnase de St Romain.. Parcours 50% routes et 50% chemins une course gratuite de 1000 m est organisée pour les enfants. Coupes et bouquets de fleurs aux 3 premiers de chaque catégorie , tee shirts pour les 200 premiers inscrits et de nombreux lots tirés au sort dont des repas au restaurant la Pyramide. Orchestre de jazz et vin chaud à l'arrivée (et oui, nous serons en décembre...)

Le 6/11/04 Un triathlète à Geoffroy Guichard ! ( par cb ) Avec quelques sportifs stéphanois, j'aurais la chance de foulée la pelouse du stade Geoffroy Guichard l'espace de quelques minutes, juste avant le début du match ASSE- Nice ce samedi.

Le 5/11/04 : Objectifs 2005 : Pour tous les triathlètes la saison 2005 a déjà commencé dans les têtes. Pour les athlètes du collectif France LD, la saison débutera assez tôt. Nous avons de grandes chances de voir Reboul, Neveu, Chabaud et Mainard sur la brèche dès le mois de mars sur l'Iron Man d'Afrique du Sud. Ensuite Lefloch est intéressé par le nouveau Iron Man d'Arizona. L'échéance incontournable pour beaucoup d'entre eux sera ensuite l'Iron Man France ! Rovera retrouvera ses camarades Chabaud et Reboul pour ce qui constituera le grand objectif de leur saison.

Hélène PIETRENKO à l'ASMSE TRI 42 ! : 1ere du Multriman Loire en 2004 et toute récente 1ere française à Hawai ( 2e dans la catégorie 19 - 24 ans ). Hélène courra sous les couleurs de St Etienne en 2005 ! Toujours concentré sur la longue distance et peut être même sur l'Embrun Man... Elle sera malgré tout prête à rendre quelques services à l'équipe fille sur les épreuves du grands prix.

 

Le 29/10/04 : Quelques dates pour 2005 : Les dates envisagées pour les épreuves ''Multriman'' sont : Le samedi 17 avril pour le Mini Multriman Stéphanois et les 21 et 22 mai pour le Multriman Loire. Le premier longue distance de l'année en France sera le Corsica Tri, le 1er mai sur le format 4 - 120 et 30. Le triathlon CD de Toulon est prévu le 15 mai, le sprint d'Antibes le 22 mai et le moyenne distance de St Raphael le 29 mai. Championnat de France LD à Lorient le 5 juin, Iron Man France à Nice le 19 juin, Gerardmer le 26 juin, Roth et Klagenfurt le 3 juillet, Francfort le 10 juillet et Zurich le 17 juillet.

Mini Multriman Stéphanois et Multriman Loire 2005 : On ne change pas une formule qui attire de plus en plus de monde. Mais quelques petites modifications sont étudiées pour 2005. Pour le Mini Multriman Stéphanois, l'épreuve devrait se dérouler en totalité sur le site de la piscine de R. Sommet. L'épreuve d'ouverture resterait le duathlon, mais sous forme de prologue avec des distances très courte et des départs échelonnés environs toutes les 15''. ( 750m CP - 5 km vélo - 750m CP). Ensuite l'aquathon ( 400m nat - 750m CP ) , avec des départs par vague suivant les résultats du duathlon. Et pour finir un triathlon super sprint ( 350m nat - 14 km vélo - 3 km CP ) avec départs échelonnés en respectant l'écart de temps suite au classement général établi après les 2 premières épreuves.
Pour le Multriman Loire, la grande nouveauté sera l'allongement de la distance sur la première épreuve du samedi après midi. Le triathlon qui se disputera en contre la montre adoptera les distances d'un sprint ( 700m nat - 17 km vélo - 4 km CP ) et sera comme toujours ouvert à tous. L'aquathlon avec un départ en une seule vague donnera encore une fois la part belle aux nageurs ( 1 800 m nat et 2 km CP )
. Enfin le duathlon voit ses distances et son dénivelé un peu diminués. 2 km CP pour commencer, puis 63 km de vélo en 2 boucles pour un dénivelé total de 800m et enfin 13 km de course pied.

Le 24/10/04 : Précisions sur le ''Doping contrôl" : Il sera mis en place par un physiologiste, qui entre autre travaille avec l'AMA ( Agence mondiale antidopage ), Pierre sallet. Cela se fera à partir de l'étude de performances réalisées sur le terrain( 1500m FFN, 10 km FFA, Triathlon,...) de tests ( effort, VMA,... ) ,mesures ( morphologiques,... ) et d'analyse de sang en laboratoire agréé que l'on trouve dans chaque région. Certains pensent peut être qu'il s'agit ni plus ni moins d'un suivi longitudinale privatisé. Mais en fait tous les tests précités viendront s'ajouter à ce dernier et aux contrôles traditionnels, et une grande avancée sera de rendre public ce suivi qui depuis toujours est sous le couvert du secret médical. De ce fait, il n'avait jusqu'à maintenant qu'une efficacité limité dans la lutte antidopage car seul le médecin pouvait constater une anomalie et il n'avait que très peu de moyen de pression sur l'athlète. Le triathlète devra signer une charte avec entre autre le fait de donner l'autorisation de rendre public tous les éléments de son dossier (médical... ).
Beaucoup se demande pourquoi des athlètes ont besoin de se justifier. Certains même iront sans doute jusqu'à penser que cette structure sera simplement le moyen pour des tricheurs d'attester d'une bonne image.